Foyer Brenu à Gennevilliers : OUI à la reconstruction, mais...pour TOUS les résidents !

Le foyer de travailleurs migrants Brenu fait actuellement l'objet d'une communication de la mairie de Gennevilliers. Celle-ci met en cause la volonté d'Adoma de réhabiliter ou reconstruire ce bâtiment. Adoma a tenu à répondre et informer de la situation exacte de ce projet.
Le foyer « Brenu » construit en 1975 par Adoma est un établissement de 381 chambres individuelles meublées de 7,5 à 15 m2, basé sur un mode de vie collectif. Il a été entièrement réhabilité à l’identique en 1995.
 
Le foyer « Brenu » a vieilli et le mode de vie en chambres avec sanitaires collectifs ne correspond plus au mode de vie actuel. Toutefois il a bénéficié de  travaux d’entretien annuels réguliers. Le comité d’hygiène de la ville, venu il y a un mois visiter les lieux, a reçu les justificatifs des travaux engagés. Leur rapport n’évoque en aucun cas « l’insalubrité des locaux » comme l’annonce la ville de Gennevilliers dans un communiqué.
 
La lutte contre l’habitat indigne est une priorité pour Adoma depuis plus de vingt ans avec la réhabilitation complète de son patrimoine. Aujourd’hui 53% de son parc est constitué de résidences sociales neuves offrant des logements autonomes (studios essentiellement). D’ici 2020, Adoma a prévu d’accélérer le rythme de la réhabilitation de son parc de foyers restants en investissant plus de 1,3 milliard d’euros.
 
La démolition puis reconstruction en résidence sociale du foyer Brenu est prévue à partir de 2015. Un projet de cette envergure ne pourra voir le jour qu’avec le concours financier et le soutien des partenaires et des élus locaux.
Son étude a effectivement déjà commencé en lien avec la ville de Gennevilliers. Les propositions de la ville reposent sur un postulat : la reconstruction partielle des logements. Cette hypothèse ne peut être acceptée en l’état. Adoma a la responsabilité de garantir à tous ces résidents âgés leur relogement.  
A cet effet, Adoma confirme sa volonté d’engager la reconstruction de son foyer sur la base d’une capacité maintenue.
 
Quid des résidents qui vont se retrouver sans logement ? Pourquoi ne pas autoriser Adoma à construire à capacité identique une résidence sociale sur le terrain du foyer actuel dont elle est propriétaire ?
 
Adoma ne peut répondre favorablement aux propositions de la ville, tant que le relogement de la totalité des résidents n’est pas garanti. Elle ne souhaite pas laisser de côté une partie de ces résidents qui ont participé au développement du pays et de la ville et doivent pouvoir disposer de conditions d’habitat dignes.
 
Face à ces contraintes, pour ne pas retarder la mise en œuvre de ce projet tant attendu, Adoma a d’elle-même récemment entamé des démarches auprès des communes avoisinantes, à la recherche d’un terrain pour y construire une centaine de logements…
 
En publiant à son tour ce communiqué, Adoma tient également « à informer de la situation » et démontrer que cette question, qui met en jeu des responsabilités et des enjeux qui dépassent ceux d'Adoma, ne peut pas être traitée de façon non contradictoire.
publié le mercredi 22 Mai 2013, mis à jour le lundi 27 Mai 2013
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