Hébergement d'urgence : le « Hameau de l’Espoir » à Serris, Val d’Europe, ferme ses portes

Le "Hameau de l'Espoir" à Serris (77) a fermé ses portes le 31 octobre 2013, la convention de mise à disposition du terrain par l'Etat, Epafrance, Euro Disney étant arrivée à son terme
Sollicitée par les pouvoirs publics, Adoma créait au printemps 2007 le premier « Village de l’Espoir » à Ivry-sur-Seine (94), une structure composée de chalets, destinée à l’accueil des grands exclus.
En février 2009 elle ouvrait une seconde structure de ce type, le « Hameau de l’Espoir » à Serris (77) sur un terrain appartenant à l’Epafrance et faisant partie du périmètre sur lequel la société Eurodisney détient une option générale d’achat. La convention d’occupation quadripartite signée par l’Etat, l’Epafrance, Euro Disney et Adoma prévoyait une mise à disposition du terrain pour une durée de 5 ans.
 
Le 31 octobre 2013 les derniers occupants du site ont quitté définitivement les lieux.
 
 
En cinq ans, 80 % des résidents ont pu reprendre pied et se réinsérer
 
Plus de 150 personnes ont été accueillies au Hameau de l’Espoir durant les cinq dernières années dont 75 % étaient des hommes. La moyenne d’âge des résidents était de 37 ans pour les hommes et 33 ans pour les femmes.
La durée moyenne de séjour a été de 335 Jours, le temps que l’accompagnement personnalisé assuré par une équipe de 8 personnes mène peu à peu ces hébergés dans les dispositifs de droit commun.
14 % occupaient un emploi CDI, 18 % un emploi CDD, contrat aidé ou intérim. 30 % étaient sans activité, 26 % demandeurs d’emploi.
 
Ces personnes hébergées avant de rejoindre le Hameau de l’Espoir avaient connu pour 19 % d’entre eux la rue et ne disposaient d’aucun hébergement, 21 % étaient logés chez un tiers, 41 % allaient d’un centre d’hébergement à un autre.
 
 
Des propositions de relogement/hébergement formulées pour tous les derniers hébergés
 
Parmi les 15 hébergés qui étaient encore présents durant l’été, 9 ont été relogés sur le parc Adoma, notamment dans des résidences sociales et pensions de famille de Seine-et-Marne ou de Paris.
 
Les accompagnateurs pour leur part ont été réaffectés sur les autres Centres de stabilisation gérés par Adoma ou au sein d’autres structures de l’entreprise.
 
 
Adoma, acteur de la lutte contre la grande exclusion
 
Depuis 2006, Adoma propose différentes structures d’accueil d’urgence :
de l’abri immédiat à l’hébergement d’insertion, soit près de 1200 places.
 
Au-delà de l’hébergement, l’accompagnement et l’écoute des personnes vont permettre de les orienter au mieux, pour les aider à retrouver une place dans la société.
 
Le phénomène des « grands exclus » est un phénomène social complexe à gérer. Il ne s'agit pas uniquement de pauvreté, mais surtout d'une désocialisation, avec une perte totale du lien social. Avec le premier centre construit et géré par Adoma à Ivry-sur-Seine (94) pour les campeurs du canal Saint-Martin, l’entreprise a conçu une solution d’hébergement autonome au sein d’un accueil collectif. Sur 10 centres de stabilisation Adoma, 3 d’entre eux accueillent également les personnes accompagnées de chiens, comme le centre « Les Berges de l’Ain », situé en centre-ville de Strasbourg (67).
 
publié le vendredi 8 Novembre 2013, mis à jour le vendredi 8 Novembre 2013
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