Logement social

L'état du mal logement en France, 19e rapport annuel

Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, Février 2014, 312 p.
Les situations de mal-logement se sont encore aggravées en 2013, témoigne la Fondation Abbé Pierre dans son dernier rapport annuel, en notant «des avancées» en matière de politique du logement mais «une réponse insuffisante aux besoins immédiats». Elle estime à 3,5 millions le nombre de personnes confrontées au mal-logement, et à plus de 10 millions les personnes touchées par la crise du logement. On compte notamment 141 500 sans-abri. Le dispositif d’hébergement «ne permet pas de répondre à toutes les situations de précarité. L’accès à un logement devient complexe pour les plus modestes «mais aussi pour de nombreux ménages insérés socialement et économiquement», note le rapport, car le marché fonctionne «comme une véritable centrifugeuse, qui sélectionne les candidats les plus solvables et refoule les autres» vers «un parc HLM qui n’est pas calibré pour répondre à l’ensemble des besoins». Aujourd’hui 1,735 million de personnes attendent un logement social. En matière d’action gouvernementale, «2013 a été riche en mesures concernant le logement», note le rapport, citant le plan quinquennal contre la pauvreté et le projet de loi Alur. Mais il déplore un manque de «réponses immédiates». Cécile Duflot a annoncé le lancement d’une mission nationale pour résorber les bidonvilles qui se sont multipliés dans le pays confiée à Adoma. La Fondation Abbé Pierre se félicite par ailleurs de la création de 7000 places d’hébergement pour SDF, mais rappelle que les trois quarts de ceux qui appellent le 115 n’obtiennent aucune solution. Elle souligne aussi l’ambition de construire 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux, mais «les conditions ne semblent pas remplies pour qu’elle se réalise rapidement».

L'état du mal logement en France, 18e rapport annuel

Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, Février 2013, 242 p.
Le  rapport dresse un constat alarmant : dix millions de personnes sont touchées par la crise du logement, trois millions sont mal logées, 150 000 autres sont à la rue. Tous les indicateurs sont au rouge. Le coût du logement explose alors que de plus en plus de personnes souffrent des effets dévastateurs de la crise économique. La politique du logement n’est pas du tout adaptée à cette nouvelle réalité. Les premières victimes en sont les femmes et les enfants. « Les situations familiales les plus fragiles n'arrivent pas à trouver de solution aujourd'hui. C'est le cas des familles monoparentales, particulièrement touchées par ces difficultés de logement parce qu'elles n'ont souvent qu'un salaire. A l'occasion d'une rupture conjugale, elles ont pu basculer dans une situation très difficile, de surpeuplement ou de logement inadapté". Deuxième grand constat du rapport : la crise du logement n’épargne aucun territoire français. « On disait souvent que la crise du logement concernait surtout les secteurs très tendus, comme Paris, l'Ile-de-France, la région Provence Alpes Côte d'Azur. En vérité, l'analyse que nous avons faite sur de nombreux territoires dans notre pays montre que la crise du logement existe partout. Les phénomènes de ceux qui vivent dans des campings, dans des caves à l'année, ce n'est pas seulement à Paris, ce n'est pas seulement à Marseille ; sous des formes différentes, c'est présent également dans d'autres territoires, notamment des territoires ruraux », signale encore Christophe Robert. La fondation Abbé Pierre demande au gouvernement une mobilisation forte et rapide en matière de logement. Et en urgence, un moratoire sur les expulsions à la fin de la trêve hivernale.

Le logement autonome des jeunes

Guichet C., CESE, Janvier 2013. 66 p.
Les 18-29 ans accèdent difficilement à un logement autonome. Plus encore que les autres catégories d'âge, ils sont confrontés aux conséquences de la hausse des prix du logement. Estimant que les réponses offertes par les pouvoirs publics sont aujourd'hui insuffisantes, le CESE formule des propositions pour changer la situation. 

Regards sur 10 ans de pauvreté, Rapport du Secours Catholique

Secours Catholique, Novembre 2012, 88 p.
La grande pauvreté, a «considérablement augmenté» en une décennie selon le dernier rapport du Secours catholique. Cette population vivant dans un grand dénuement se chiffrait à 2 millions de personnes en 2009, soit une hausse d’un demi-million depuis 1999. Le revenu de ces foyers est inférieur à 40% du niveau de vie médian, ce qui correspond à 642 euros par mois pour une personne seule (1 156 euros pour un couple avec un enfant). Outre ces ménages vivant dans une précarité matérielle extrême, les pauvres dans leur ensemble représentent 14,1% de la population française, soit 8,6 millions de personnes. Là encore, les chiffres sont à la hausse sur dix ans : en 2001, on comptait 7,7 millions de pauvres (13,4% de la population). Le rapport constate également une féminisation accrue de la pauvreté lors de la dernière décennie. «Alors qu’en 2001, le Secours catholique, rencontrait autant de femmes que d’hommes, dix ans plus tard, le nombre de femmes accueillies atteint 57%.». Parmi les démunis, on trouve aussi davantage d’étrangers : «En 2011, 30% des situations de pauvreté concernent des étrangers. Dix ans plus tôt c’était 23%».

L'état du mal-logement en France 2012, 17e rapport annuel

Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, Février 2012, 226 p. 
Ce rapport constate que les orientations choisies par la puissance publique depuis 20 ans ont très souvent oublié les besoins sociaux alors qu'ils auraient dû figurer comme les fondements de toute politique du logement… Cela conduit à fragiliser ou aggraver la situation de ménages de plus en plus nombreux. Une telle dimension a conduit la Fondation à s’engager dans une « Mobilisation générale pour le Logement ». Elle l’a fait en établissant une plateforme de propositions concrètes, en partenariat avec la société civile. Lorsque près de 10 millions de personnes subissent au quotidien les conséquences de la crise du logement, les demi-mesures ne suffisent plus et c’est d’une large ambition dont nous avons besoin. Il faudra que le Président de la République élu et les futurs parlementaires sachent s’investir pleinement pour assurer à l’ensemble de leurs concitoyens de trouver un toit digne et décent, et répondant à leurs besoins.  C'est tout l'objet du contrat social pour une nouvelle politique du logement que l'organisation soumet aux candidats à l'élection présidentielle.

"Crise économique, mutations sociales : les HLM au coeur de la réponse", Rapport au Congrès

Union sociale pour l'habitat, Septembre 2011, 52 p.
La paupérisation des locataires du parc HLM s’accentue, selon un rapport de l’USH. Plus de 2,5 millions de ménages logés en HLM ont des revenus inférieurs aux plafonds des logements PLAI  destinés aux ménages rencontrant des difficultés d’insertion. Les partants sont systématiquement remplacés par des ménages de plus en plus modestes. A cette tendance s’ajoute la hausse générale du coût du logement. Dans ce contexte, le mouvement HLM a appelé l’Etat à prendre conscience des besoins sociaux, alors que 1,2 million de ménages attendent un logement HLM, que le nombre de recours DALO  augmente et que les aides à la pierre ont baissé de moitié en trois ans. Le secrétaire d’Etat au Logement a appelé à mobiliser les ressources sur les régions les plus déficitaires.

Les Français et les HLM : les stéréotypes à l'épreuve de l'opinion, Lancement du premier baromètre d'image du logement social en France

TNS Sofres, Union sociale pour l’habitat, Avril 2011, 273 p.
Cette étude révèle d’abord un fort paradoxe : alors qu’une majorité de Français (58%) déclare avoir, personnellement, une bonne image des HLM, 74% des personnes interrogées estime que les Français ont une mauvaise image des HLM ! Pour la majorité des Français aujourd’hui, les HLM constituent  un élément incontournable de la cohésion sociale. Face à l’urgence des besoins, une large majorité (80%) des Français estime qu’il n’y a aujourd’hui pas assez de logements sociaux en France. Le logement social ne saurait être réservé à une catégorie de Français en particulier, notamment les plus démunis : 39% des Français estiment ainsi que les logements sociaux devraient être attribués aux personnes à revenus modestes, 31% d’entre eux jugeant que les HLM devraient être destinés aux plus démunis, et 28%, qu’ils devraient l’être à de larges catégories sociales. Quant aux locataires HLM ils se montrent encore plus soucieux de préserver la mixité des logements.

L'état du mal-logement en France 2011, 16e rapport annuel

Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, Février 2011, 228 p.
La Fondation dresse un état des lieux bien sombre, appelant chacun à s’interroger sur les limites des politiques du logement conduites actuellement. Des politiques qui s’affranchissent d’une nécessaire remise en cause de leurs objectifs et de leurs modalités d’intervention, alors que la situation du logement est aggravée par une crise économico-financière aux conséquences sociales inquiétantes. Il faudrait produire environ 500 000 logements par an pendant plusieurs années. Les services d'hébergement d'urgence sont "sous pression. Avec la crise économique, des milliers de ménages jusqu'à présent épargnés sont désormais eux aussi confrontés à des difficultés pour se loger décemment.

Renforcer les partenariats entre bailleurs sociaux et associations pour l'accès et l'insertion durable dans le logement des ménages en difficulté

USH, Fnars, Les collections d'Actualités habitat, n°136, Novembre 2010, 72 p.
Ce guide a pour objet des recommandations opérationnelles pour organiser entre bailleurs sociaux et associations l’accès et l’insertion durable dans le logement de ménages en difficulté. Il s’appuie sur des démarches en cours dans différents territoires. Il s’inscrit notamment dans le nouveau contexte du « logement d’abord » régissant la stratégie nationale de prise en charge des personnes sans abri et mal logées engagée par le secrétaire d’Etat chargé du logement depuis un an. Cette publication a essentiellement une vocation d’appui méthodologique aux opérateurs pour la construction de partenariats durables au service des ménages en difficulté de logement sur les territoires.

Repères et préconisations pour développer l'offre d'habitat adapté en structure collective, Guide de l'Association francilienne pour favoriser l'insertion par le logement

Affil, Octobre 2010, 34 p.
La notion d'habitat adapté est utilisée pour qualifier les réponses destinées à assurer un droit au logement aux personnes démunies et dans l'incapacité de se procurer, momentanément ou durablement, un logement décent et adapté à leurs besoins. Ce guide met l'accent plus particulièrement sur certaines formes d'habitat adapté. Il est centré sur l'habitat collectif encadré par la réglementation logement-foyer / résidence sociale.

Éclairage sur le logement des jeunes, rapport du Conseil social

Union sociale pour l’habitat, Septembre 2010, 23 p.
Le Conseil Social considère que les jeunes ne sont pas une catégorie spécifique. Néanmoins, leur décohabitation est rendue très difficile dans un contexte de pénurie de logements à loyers abordables. De plus, cette difficulté est aggravée par la précarité de l’emploi qui touche une large part de cette population. Dans les zones de marché tendu, la disparition du parc privé à bas loyer et du parc inconfortable dont les loyers sont loin d’être accessibles, ne permet plus la décohabitation des ménages dans des conditions favorables à l’insertion sociale et professionnelle. Le parc social, dont l’une des fonctions premières est bien l’accueil de nouveaux ménages, ne peut plus répondre à la demande. De plus, les jeunes ne sont généralement pas prioritaires dans l’accès au logement social.

L'hébergement institutionnel au regard d'un public inattendu : les travailleurs

Lanzaro Marie, CAF, Dossier d'études, n°124, Janvier 2010.
La présence de travailleurs au sein de structures destinées à porter assistance aux personnes en détresse sociale, peut sembler au premier abord, inattendue. En examinant les caractéristiques individuelles de ces personnes, en les resituant dans le contexte économique, social et politique, enfin en les confrontant aux marchés, on comprend plus aisément leur présence. Celle-ci demeure néanmoins contre nature et il est toujours aussi difficile de concevoir qu'un individu qui dispose d'un emploi soit relégué aux marges du logement et contraint de recourir - sur la durée - à des structures d'hébergement.
publié le vendredi 7 Octobre 2011, mis à jour le mercredi 26 Février 2014
Haut de page