Une page se tourne ....Et se raconte ...

En racontant leurs parcours de vie, leur arrivée dans la nouvelle résidence, ils entament un processus qui permet de mieux tourner une page de leur histoire pour s'en approprier une nouvelle ...

De leurs exils successifs trouvant une résonance particulière dans la délocalisation de leur nouvel habitat, c’est l’histoire de l’immigration de ces soixante dernières années qui nous est ici contée … 
Dans le cadre du projet d'aménagement de la ville de Vaulx-en-Velin (69) lancé en 2013, le foyer Adoma situé dans le quartier "Le Mas du Taureau" est voué à la démolition. Cela implique de reloger les résidents. Une MOUS (Maîtrise d’Oeuvre Urbaine et Sociale) Relogement, financée par l'ANRU, a été engagée par Adoma de septembre 2013 à avril 2015. Parallèlement, Adoma conçoit et initie, en partenariat avec le Grand Projet de Ville, un "projet mémoire". L'objectif est d'aider les résidents les plus anciens du foyer à s'installer dans une nouvelle résidence et dans un nouveau quartier.  

En racontant leurs parcours de vie, leur arrivée dans la nouvelle résidence, ils entament un processus qui permet de mieux tourner une page de leur histoire pour s'en approprier une nouvelle ...De leurs exils successifs trouvant une résonance particulière dans la délocalisation de leur nouvel habitat, c’est l’histoire de l’immigration de ces soixante dernières années qui nous est ici contée … 

Un projet mémoire pour accompagner le relogement des chibanis

Adoma a souhaité "recueillir" la mémoire de ses résidents et mettre en valeur leur contribution à la reconstruction de la France des années 60. Au fil des rencontres, un projet a émergé : celui d'une illustration de ces parcours singuliers par la bande dessinée.


Un partenariat avec l'école de dessin Emile Cohl

Lorsqu'il est proposé aux étudiants en dernière année de l'école Emile Cohl de réaliser leur projet de diplôme sur les histoires de personnes déracinées, bousculées par cinquante ans d'histoire de l'immigration, cinq d'entre eux ont accepté avec enthousiasme.

Ce fut le début d'une série de rencontres au foyer du Mas du Taureau entre écoute, recueil et mise en illustrations des scènes de vies et portraits des résidents.

Ils ont produit 65 planches qui retracent le destin de six chibanis, un résident musicien, et d'une résidente, réunis au foyer Le Mas du Taureau.

43 rencontres pour recueillir les témoignages

Après plusieurs rencontres, les étudiants ont obtenu peu à peu la confiance des ces "invisibles" et recueille leurs paroles. Leurs récits de vie mettent en avant leur participation à la construction des infrastructures et des équipements de l'agglomération et celle d'autres régions. L'envie de "laisser une trace derrière eux" et de faire connaître leurs conditions de vie à leur arrivée en France les gagne peu à peu ... 
publié le vendredi 19 Juin 2015, mis à jour le vendredi 9 Septembre 2016
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